Le gibier est un animal sauvage. Il n’appartient à personne, il est dit Res Nullius, la chose « nulle » (comprendre nullité d’appartenance).

Le gibier ne connaît pas de frontières, il se déplace au gré de ses besoins :

  • Repos
  • Nutrition
  • Reproduction

Le gibier appartient donc à celui qui le capture.

Mais pour le capturer, le dit gibier se trouve sur une terre, sur un foncier.

L’acte de chasse, même si le gibier n’appartient à personne, est donc fortement corrélé, au foncier sur lequel on chasse.

Ce qui explique que pendant les milliers d’années qui nous ont précédé, la chasse fut l’apanage des Nobles, car détenteurs des terres.

Immanquablement, l’activité de chasse reste liée au foncier. Qu’il soit privé, sous la forme de chasse dite « commerciale » ou commun, de type ACCA, SCA ou groupement cynégétique.

La taille du territoire et son biotope détermine sa richesse cynégétique.

Biotope et gibier

 Concernant le sanglier, qui assure sa protection grâce aux fourrés épais et impénétrables, on le trouvera sur des biotopes denses, garnis de ronciers, épineux, taillis enchevêtré sur des cadavres d’arbres.

Les cervidés, dont le salut est dans la fuite, généralement préfère les sous-bois clairs, à proximité des clairières où ils pourront broutés.

Rappelons qu’historiquement, le cerf est un animal de plaine, c’est la pression de chasse et l’activité humaine qui l’ont repoussé vers les forêts.

 

Méthodes et moyens de chasse

Au temps jadis, la chasse était donc l’apanage des Nobles.

Ce divertissement était un préparatif à l’acte de guerre. Il qui permettait de juger les talents de cavaliers et de mesurer le courage de l’homme car le gibier était servi à l’arme blanche, c’est-à-dire au plus près.

A l’opposé des nécessités alimentaires, on chassait le cerf pour sa noblesse, mais aussi le sanglier et l’ours, preuve de courage, et le loup pour les ruses qu’il développait et l’endurance que sa chasse nécessitait.

Cette chasse « ancestrale » nécessitait l’entretien d’une meute conséquente et hétérogènes car composé de chiens spécialisés.

Il fallait des chiens fins de nez pour faire le pied, des lévriers mordant pour lancer et poursuivre le gibier, enfin des alans vautrets, plus ou moins lourds suivant le type de gibier.

Puis vint la révolution qui parcella les terres et permit au peuple d’accéder à la chasse qui prit alors une tournure alimentaire.

La conscription des guerres napoléoniennes démocratisa l’usage d el’arme à feu auprès d’une large partie de la population.

Le XIXe vit l’avènement de la chasse au fusil.

Bien que l’arme à feu fit son apparition beaucoup plus tôt, couteuse, elle resta longtemps une arme de guerre. D’utilisation technique, elle était peu utilisée à la chasse. De plus, l’utilisation de  l’arme blanche pour achever un sanglier, un ours démontrait sans ambiguïté, la bravoure du chasseur qui prélevait un tel animal.

Le gibier composant une part non négligeable de la ration alimentaire, son prélèvement devait être rapide, facile et répétable donc le moins dangereux possible. Le coût et l’utilisation de l’arme à feu devint alors plus faible et moins techniques que l’entretien d’une meute de chien.

La chasse devint populaire. L’avènement de cette démocratisation se concrétisera par la loi Verdeille*.

L’usage de l’arme à feu se développa d’autant plus facilement que l’arme de chasse bénéficiait des progrès exigés par les militaires.

Il est aisément compréhensible que, compte tenu de la facilité procurée par l’usage de l’arme à feu, l’usage de véhicule à moteur et des appareillages électronique soient interdits pour laisser sa chance au gibier.