Antiquité

Dès l’antiquité, les hommes chassent les gibiers dangereux.

Les assyriens sont les premiers à utiliser les lévriers. Ceux-ci chassent les gazelles. Mais associés à des molosses, ou alourdis par des croisements, ils peuvent alors chasser des gibiers plus agressifs comme le sanglier, l’ours, le loup.

Certains rapportent qu’au proche-Orient, c’était ainsi que l’on chassait le tigre. Le lévrier afghan aurait des ancêtres chasseurs de tigre. 

Les gaulois procédaient également de cette façon. On rapporte qu’ils disposaient pour cela d’une variété de lévrier ressemblant au Deerhound ou wolfhound. Ils firent du sanglier, animal brave et rusé leur emblème.

Images issues d’une mosaïque qui ornait les murs de la villa Casale à Rome

Villa Casale sanglier

Les chasseurs de la partie haute de la mosaïque préparent des pièges, des nasses.

Sur le gros plan ci-dessous, on y remarque que le sanglier, bien armé, est servi à l’épieu. Il a déjà blessé un homme qui se trouve joncé au sol. Deux chiens l’harcèlent. On notera leurs oreilles pointues (donc vraisembablement taillées, déjà à cette époque là). Le sanglier est acculé au point qu’un autre homme, protégé en arrière, tente de lui jetter une pierre de taille importante pour l’assomer.

Gros plan sanglier epieu

Le chien de droite, oreilles taillées, présente une tête de molosse très semblable à ce que ‘l’on observe au XXIe.

Ci-dessous, la capture d’un sanglier.

Villa Casale capture sanglier

son oeil encore ouvert signifie qu’il est bien vivant. Sérieusement armé, il servira, soit au jeu du cirque, soit à l’entrainement des chiens. On peut supposer qu’il sera destiné à l’engraissement mais le porc domestique existe déjà à cette époque-là.

On remarquera dans le haut de l’image, un piqueux tenant en laisse deux chiens d’apparence musculeuse et levretée. Les chasseurs portent des jambières de cuir tressé, comme les chasseurs actuels, en protection des ronces, épineux, mais aussi des assauts du sanglier.

Epoque médiévale et plus tard

Ce mode de chasse, quasiment incontournable pour la chasse du grand gibier est une pratique ininterrompue jusqu’à son extinction et son remplacment par la vénerie comtemporaine. Je suis preneur d’information permettant de dater cette transition. La vénerie ancestrale fut donc une pratiquée couramment tout au long du moyen-âge. Gaston Phoebus en fera une description précise dans son ouvrage sur la chasse.

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Outre l’apport alimentaire que constitue la chasse (apport d’autant plus important que l’animal est de fort gabarit), il est indéniable que cette Vénerie ancestrale prend une tournure martiale. C’est un moyen de juger de la bravoure des futurs chevalier, de leur habilité à cheval tout comme de percevoir rapidement et d’anticiper les mouvements de défenses et d’attaque de l’adversaire. L’acte de chasse nécessite une véritable stratégie en fonction des moyens dont l’on dispose (taille et performance de la meute) et de l’animal chassé.

La tapisserie réalisée pour l’Archiduc MAXIMILIEN est dédiée à la chasse.

Ci-dessous le mois de décembre qui illustre parfaitement ce qu’était la Vénerie à cette époque là.

maximilien-dec

un gros plan sur les chiens démontre l’utilisation de l’alan vautret.

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Le chien de droite présente une musculature sans équivoque. On notera que le chien qui coiffe est protégé par un carapaçon en côte de maille. La plupart des illustrations du moyen-âge présente ce type de protection, mais jamais sur la totalité des chiens. Il est cohérent de penser que seul  le chien de tête était ainsi protéger puisque s’exposant au maximum de risque.

Soulignons la présence sur la scène de petits routailleurs laissant penser au caniche d’aujourd’hui. Le solitaire a déjà blessé un chien qui git au sol.

Déroulement