La Vénerie
Appelée aussi chasse à courre,
la Vénerie a survécue en France. Pour combien de temps ? Car en Angleterre elle est désormais interdite.
Cette pratique est le souffre-douleur des anti-chasses alors que c’est elle qui nécessite le plus d’entraînement, de savoir-faire, de moyens (gestion d’une meute, besoin d’un vaste territoire). C’est aussi la chasse la plus écologique qui soit en terme de prélèvement.
La vénerie repose sur l’excellence des chiens. Ce sont eux qui choisissent leur animal de chasse (et ils doivent le garder). Ils sont acteur principal de la chasse, l’homme en devenant un auxiliaire, concept à l’opposé de la chasse avec arme à feu.
La vénérie contemporaine
Il existe la grande vénerie, où l’on chasse à cheval le grand gibier (cerf, chevreuil, sanglier) ; la petite vénerie, où les participants sont à pied, lièvre, lapin, renard ; et la vénerie sous terre.
Etrange classification, puisque dans ce dernier cas, les protagonistes ne courent pas, ils creusent.
C’est une vénerie qui n’est donc pas à Courre, mais qui, selon les explications, mérite le terme de vénerie puisque l’animal est servi à l’arme blanche.
La vénerie contemporaine est une version édulcorée de la vénerie ancestrale.
L’animal de chasse est servi quand il est sur ses fins. C’est à dire que le chasseur compte sur l’épuisement généré par le harcellement des chiens. Ainsi donc, concernant les vautraits, le poids de sangliers dépasse rarement les 90 kg (180 livres puisque c’est l’unité utilisée).
La Vénerie ancestrale
La vénerie ancestrale est tout simplement la chasse à courre pratiquée par nos ancêtres.
La différence essentielle réside dans le fait qu’en vénérie contemporaine l’animal de chasse est poussé jusqu’à l’épuisement tandis que pour la vénerie ancestrale, l’animal doit être rattrapé puis coiffé par les chiens et solidement maintenu pour être servi par l’homme, à la dague ou à l’épieu, sans usage d’arme à feu ni d’arme de jet.
C’est un type de chasse risqué qui consacre la bravoure des intervenants.
Le type de chien est hétérogène, mais homogène à l’intérieur d’une même fonction, les chiens devant être de même pied.
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