Il est vrai que la chasse moderne, dépendante et centrée sur le fusil s’éloigne des enjeux de nos ancêtres, dont la survie dépendait de leur capacité de prédation. Servir avec une dague, un couteau ou une épée nécessite de maîtriser la forge, qui caractérise l’âge du fer.

Bien avant cela, l’homme préhistorique savait épointer un bout de bois avec un silex tranchant. Plus tard il lui viendra l’idée d’emmancher ce silex sur le manche.

Ainsi donc, l’épieu est le plus vieil outil élaboré de chasse.

 L’épieu

Toutefois, l’usage de l’épieu nécessitait d’être proche de l’animal à servir. Il était donc piégé, surpris à la suite d’un patient affût ou acculé.

C’est ainsi que les chiens de prise vont se développer dans l’histoire de la chasse. Ils permettront à l’homme d’immobiliser le gibier.

La loi française interdit la chasse à l’épieu, encore une autre hérésie difficilement justifiable. Toutefois, l’usage de l’épieu est juridiquement toléré quand l’animal est coiffé par les chiens, ce qui ajoute à la sécurité de tous, de l’homme comme des chiens.

Le terme plus exact est donc la TRAQUE à l’épieu.

Il existe quelques pratiquant de traque à l’épieu. Ils utilisent des chiens de petit pied, presque exclusivement des terriers, qui ont pour avantage de ne pas faire fuir le sanglier.

Si celui-ci décide de faire face, il se retrouve alors rapidement coiffés par les terriers, le traqueur peut alors intervenir. Ces petits chiens pugnaces sont parfois épaulés par des chiens d’arrêt, qui, comme à la plume, « arrêtent » le sanglier. Le traqueur n’a plus qu’à se préparer.

Pour un respect encore plus scrupuleux de la loi, les chasseurs disposent d’épieux démontables. La lame se porte telle une dague au ceinturon, tandis que les parties de la hampe se vissent entre elles.

La dague

 Ma dague, quelque peu modifiée

Lame en acier 440 c, poignée en aluminium

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Notez le renfort à la base de la lame, soudé sur la garde.

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Une fois vissée sur la hampe, la lame subit des contraintes importantes par effet de levier. D’un côté, un sanglier en furie qui tente de sauver sa vie, de l’autre 1m40 de bras de levier. Pour des raisons de sécurité, il convenait d’anticiper d’éventuelles faiblesses.

On peut également utilisé, préambule de l’épée de vénerie, une baïonnette comme celle-ci :

Son fourreau a été réalisé par un artisan cordonnier de la région d’Houdan. Le passage de ceinture est à pression, ce qui permet de pouvoir le fixer sur une selle.

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Sa longueur peut être génante dans les denses fourrés. Toutefois, on peut envisager de l’utiliser en guise de machette pour aérer le passage. Sa longueur peut être un avantage pour atteindre avec certitude le coeur et provoquer de profondes hémorragies. Toutefois, elle peut être une faiblesse et casser subitement sur de forts animaux lors de contraintes latérales. Il conviendra donc d’éviter de l’emmancher sur une hampe pour en faire un épieu.

L’épée de Vénérie