Harnachement et sellerie
Tant que le cavalier n’avait entre lui et sa monture que des superpositions de tissus ou de cuir (voire à crue), le cheval n’était qu’un moyen de relier un point à un autre plus rapidement qu’à pied. Le char était plutôt un engin destiné à la guerre. C’est pour cela que les guerriers antiques n’avaient pas dévolu de rôle stratégique majeure à la cavalerie.
Avec l’invention de l’étrier, l’équitation martiale va évoluer beaucoup plus vite. En permettant au cavalier une meilleure stabilité en selle, en lui autorisant des déplacements latéraux, l’étrier procure au cavalier des appuis qui génèrent l’utilisation de la lance et un maniement plus efficace de l’épée.
C’est pourquoi, le type de selle utilisé au moyen-âge est la selle à piquer.
Son troussequin relevé permet de stabiliser le cavalier quand il pique en avant, que ce soit un adversaire à la guerre ou un gibier à la chasse. Sur le modèle ci-contre, le troussequin se prolonge le long des quartiers par un épais rembourrage destiné à maintenir la jambe. Ce même rembourrage est aussi présent à l’avant en continuité du pommeau. soulignons que le pommeau de cette selle préfigure déjà les « cornes » que l’on rencontrera sur les seulles western. Le mot « pommeau » prend tout son sens.
La version moderne de cette selle à piquer française est tout simplement la selle camargue encore utilisée.
Il y aura d’autres variantes comme les selles portugaises et les selles espagnoles de doma vaquera dont la caractéristiques communes est le troussequi relevé. Ces deux types déquitation encore en usage utilisent la garrocha, sorte d’aiguillon (comme celui du picador) destiné à conduire les taureaux.
Matériels argentins
Les filets, licols, toujours de cuir, ne sont jamais cousus. Les extrémités sont liées par un lien de cuir fortement serré.
Le cuir est toujours épais et gras, ce qui lui confère une robustesse nécessaire aux conditions d’utilisation. Malgré cette sobriété l’artisanat argentin démontre une grande minutie.