Les races
Une des raisons de la chute militaire de l’empire romain fut que cette armée dont le point fort était l’organisation de l’infanterie dut faire face à une cavalerie de barbares. Outre la rapidité d’attaque et de fuite, stratégie axée sur la guérilla, une cavalerie bien équipée nécessite un grand nombre de fantassins pour être stoppée.
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Peu à peu, cette cavalerie va s’alourdir les chevaux aussi. A cause de protection de plus en plus enveloppantes et des armes de plus en plus lourdes pour vaincre ces protections. C’est l’apparition de l’armure, des protections du cheval (de tête et de poitrail), de la lourde épée à deux mains, de la masse d’arme (à crochets). Durant le combat, le chevalier pourra se faire encercler par des fantassins qui tenteront de le désarçonner.
Pour combattre à l’épée, se dégager, les écuyers enseigneront aux chevaliers et à leurs chevaux les figures de Haute-Ecole, la cabriole, la pirouette *etc…Pour réaliser ces exercices, le cheval doit engager ses hanches sous sa masse. Il doit donc faire preuve de souplesse et d’explosivité. C’est un athlète complet.
La fin du Moyen-âge rime avec déclin de la cavalerie au profit de l’artillerie, des mousquets et autres arquebuses. Néanmoins, la Noblesse perpétuera l’art équestre, d’abord lors de joutes puis au travers du sport. La cavalerie au sens propre fut utilisée jusque lors de la Iere guerre mondiale.
Le cheval de guerre du haut Moyen-âge et de la Renaissance.
A cette époque, les chevaux de guerre européens étaient assez proches de l’andalou d’aujourd’hui. Assurément un peu plus lourds compte tenu des protections et armes de guerre que le cavalier et lui-même devaient porter.
Ci-dessous, un dessin de Leaonard de vinci, Studio di cavalli, qui montre bien les proportions musculeuses de l’animal. Il présente, comme l’andalou d’aujourd’hui, des membres relativement fin comparé à sa masse musculaire.
Ci-dessous, deux planches issues du livre d’Antoine de Pluvinel de la Baume, et gravées par Crispin de Passe en 1625. Bien que la tête soit sous-dimensionnée par rapport au reste du corps, on note avec évidence la puissance des chevaux, de l’encolure (très arrondie) à la croupe. Ces chevaux devraient être porteurs (harnachement, armes, protections allégées) mais garder une allure altière en regard de la classe sociale de leurs cavaliers.
Il est mentionné sur ces gravures que le cavalier est le Roy. Sans doute, Louis XIII, puisque Pluvinel fut Directeur de l’Ecurie Royal sous Henri IV puis gouverneur du Dauphin Louis XIII.
Le Criollo argentin
Importé par les conquistadors à l’époque de la colonisation, le criollo est issu des chevaux ibériques. Il a gardé la robustesse du cheval de guerre, robustesse également indispensable à la persistance de la race dans des conditions difficiles. Il a donc une apparence plus lourde que l’andalou actuel.
Il existe bien évidemment des chevaux plus légers dans le type car la race est peu homogène dans le sens administratif du terme car elle répond avant tout à des critères d’utilisation.
Les chevaux d’Apadrinador sont plus dans le sang que les chevaux de travail dont figurent deux exemplaires ci-dessous.
Quelque soit sa morphologie, le criollo reste un cheval tonique, explosif, caractéristique exigée de tout cheval de bétail. Il sait s’économiser mais une simple pression des mollets déclenche un galop puissant. Il reste souple sur ses hanches pour assurer une maniabilité face au bétail hésitant.
Son dressage correspond à la culture et aux contraintes de son pays. Le gaucho ne monte que les mâles, castrés à vif comme les taurillons. Cette pratique démontre la robustesse de la race.
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