Les slides qui illustrent cette partie sont celles qui ont été projetées en septembre 2006 lors du séminaire spécial dogo organisé par DOXOTRAINING, centre spécialisé pour l’entrainement du chien de sport en région parisienne. cette présentation avait un objectif de vulgarisation des principes scientifiques de l’entrainement.

La foulée

Chez les quadrupèdes,  les bases biomécaniquement entre le cheval et le chien sont assez proches, c’est surtout l’arrière-main qui est « propulsive » bien que  l’avant-main soit quelque peu « locomotrice », elle reste essentiellement « directrice ».

La vitesse est le fruit de l’interaction entre la longueur de la foulée et de sa fréquence.

VITESSE = LONGUEUR x FREQUENCE

C’est la musculature qui permet d’assurer à la foulée une fréquence suffisante. Certains jeunes animaux ont une bonne foulée mais leur musculature peine pour en générer la fréquence suffisante.

La qualité de la foulée est couramment appelé le geste

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La conformation de l’animal est donc importante. La vitesse de l’animal dépend de la longueur de ses segments et de l’articulation de son rein.

L’articulation du rein détermine la capacité à envoyer les postérieurs vers l’avant, cela s’appelle l’engagement.

La fréquence cardiaque est liée à la fréquence des foulées. C’est ce qui a été démontré chez le cheval.

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Le premier objectif de l’entrainement est de développer la VO² max. C’est à dire rendre plus performant l’appareil cardio-respiratoire afin de mieux irriguer les muscles :

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Typologie musculaire

Le muscle est composé de fibres. La physiologie de ces fibres (filière énergétique et vitesse de contraction) constitue la TYPOLOGIE musculaire :

 

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Cette typologie musculaire est fortement déterminée par la génétique. Le Quarter Horse pour les chevaux et les lévriers pour les chiens sont les races dont la proportion en type II B est la plus importante de leur espèce.

Cependant, un travail précoce peut orienter la composition vers le type désiré sans jamais parvenir au résultat de la génétique. La sélection détermine la potentialité de l’entrainement.

 

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Acide lactique

Le muscle, pour se contracter ET se relâcher brûle des calories grâce à l’oxygène. Cependant, il se peut que le volume d’O² apporter par le systéme cardio-respiratoire ne soit pas suffisant.

Le muscle doit continuer à se contracter sans O² (pour fuir un prédateur par exemple). Malheureusement, cette combustion incomplète  entraine l’apparition d’un déchet : l’Acide Lactique.

Il s’accumule d’abord dans le muscle, « l’asphyxiant » peu à peu, c’est ce qui produit d’abord de la fatigue puis les courbatures. Ensuite, cet acide lactique est relargué dans le sang. On peut alors mesure sa quantité plasmatique appelé la LACTATEMIE.

Cette filière énergétique permet une certaine rapidité et puissante mise à disposition du muscle mais avec une grosse contre-partie, elle produit un déchet.

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Le schéma ci-dessus montre que la lactatémie reste faible jusqu’à un certain point à partir duquel elle explose. Ce qui explique en partie qu’un animal ne peut pas continuer à fuir éternellement.

Ce point constitue le seuil de transition entre le métabolisme aérobie et le métabolisme anaérobie. L’objectif de l’entrainement est de reculer l’arrivée de ce seuil.

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Plus ce seuil sera tardif (en terme de vitesse ou de distance) plus la performance de l’animal sera élevé car le muscle sera plus tardivement saturé.

C’est là que la typologie musculaire rejoint le mécanisme énergétique du muscle. Les fibres lentes sont préférentiellement utilisatrices de la filière aérobie .

Lors d’une myographie elles apparaissent bien rouges car riche en myoglobine dont la fonction est de fixer l’oxygène pour le muscle. Inversement les fibres rapides ont une aptitude au métablisme rapide/explosif, c’est à dire anaérobie.

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Un des objectifs de l’entrainement est de reculer l’arrivée de la fatigue. La fatigue résulte de trois facteurs :

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Surcompensation et surentrainement

Les gains obtenus lors de l’entrainement reposent sur la capacité d’adaptation du corps. On applique au corps un stress. Il dégrade des tissus que le corps fabrique de nouveau en plus grosse quantité pour s’adapter et mieux résiter lors du prochain stress.

On appelle cela la surcompensation. De la même manière qu’une cicatrice sur la peau est toujours plus épaisse, plus solide.

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La musculation repose sur le principe de la surcompensation. Mais c’est aussi sur cela que repose le renforcement des tendons, ligaments, capsules articulaires etc ….

La surcompensation a lieu pendant la phase de repos.  Si cette phase de repos n’est pas suffisante par rapport au stress appliqué, ou si celui-ci revient trop rapidement, alors l’organisme tombe dans le surentrainement et l’on obtient totalement l’inverse.

C’est à dire un affaiblissement, une baisse des performances, l’apparition de blessures ou de d’infection.

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Ainsi donc un plan d’entrainement prend en considération la surcompensation et  la fatigue pour ne jamais atteindre le surentrainement.

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Plan d’entrainement

Il y a 3 grands types d’effort :

  • L’endurance (le fond)
  • La Force
  • La puissance

Une activité physique ou sportive est un mix entre ces trois grands paramètres.

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Chez le chien, travailler la force peut se faire, au début de l’entrainement, par du fractionné, puis du fractionné en côte. Enfin, on peut associer à ce fractionné du travail avec charge, soit en traction, soit en port de charge en fixant des lests sur le corps du chien.

 

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Le fractionné est le procédé qui permet de travailler la résistance. La résistance est le stade intermédiaire entre force et puissance. Le sprint est une épreuve de puissance, mais la tenue de la vitesse (donc prolonger le sprint le plus longtemps possible) est alors une épreuve de résistance qui impose de trouver le compromis entre la vitesse pure et sa tenue.

 

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L’objectif est différent entre du 60″/60″ et du 30″/30″.

Pour l’effort type 60/60 on cherche à améliorer la tenue de la vitesse chez un animal qui possède le niveau de puissance requis tandis qu’avec le 30/30 on va s’axer sur le travail de puissance nécessaire.

 

C’est donc à l’entraineur d’évaluer les faiblesses de l’animal par rapport à l’épreuve et ensuite de le lui faire travailler. Il y a toujours une progressivité à respecter, le travail de puissance, épuisant, toujours à la limite du surentrainement, ne peut avoir lieu que si les bases de force ont été construites, elle même dépendante de la phase d’endurance préalable.

 

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Récupération active

 Un plan d’entrainement ne serait pas complet sans la phase de récupération active.

La récupération, comme on l’a vu est essentielle à la surcompensation. La récupération active est une façon d’inciter le corps à récupérer plus vite.

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La récupération active génère des bénéfices indéniables. Cette pratique est incontournable pour les chevaux de course, de CSO, de horse-ball, polo etc ..

Elle est intéressante pour le chien d’agility, de mordant. Pour le chien de chasse, du fait que l’effort peut se dérouler sur une journée entière, elle perd de son efficacité.

Toutefois, il ne faudra pas négliger la récupération active à la sortie d’une petite séquence d’entrainement au broussaillage en parc par exemple.

 

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Le repos est indispensable à la surcompensation. Toutefois repos ne signifie pas inactivité. En musculation humaine, l’adage populaire pousse à travailler un muscle courbatu.

Très légère, mais cette activité, en augmentant le flux sanguin à destination du muscle en souffrance, permettra de vidanger les déchets tout en ramenant des substrats énergétiques et des minéraux.

 

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Bon courage si vous vous lancez, vous et vos animaux dans cette aventure passionnante qu’est l’effort physique.

La suite :

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