Picaderos
Le picadero consiste en un affrontement entre un dogo et un sanglier suffisamment combatif et puissant. Car le but d’un tel test est d’évaluer en premier lieu le mental du chien.
Sur la vidéo ci-dessous, le sanglier approche les 150 kg. Le chien, d’un maximum de 50/55 kg n’hésite pas une seule seconde à aller se saisir en tête d’un tel animal.
Le chien est reçu par un violent choc qui l’envoie en l’air. C’est là une défense bien légitime du sanglier. Malgré cela le chien persiste dans la saisie en tête et certifie sa prise sur les oreilles.
Le sanglier entreprend alors de mordre l’épaule du chien, qui porte heureusement une protection. Le sanglier n’est pas en reste puisqu’il réserve le même choc au chien rajouté.
En jugeant le mental du chien, on confirme aussi son atavisme de saisie en tête et, dans une moindre mesure, sa technique de prise. Cette dernière est difficile à juger car elle dépendra des conditions de réalisation. Dans les conditions du picadero, faciliatrice pour le chien, il ne doit pas montrer d’hésitation ni de mauvais positionnement.
En ouvert, les sangliers ne sont pas tous aussi gros, mais les chiens ne sont pas non plus forcément protégés. Comme signalé dans le déroulement le sanglier assurera sa protection en livrant combat dans un lieu dense et épineux qui limite les mouvements de la meute.
Parallélement, le chien devra être évalué sur sa vitesse, son endurance, son flair, un tout qui constitue sa science de la chasse. Car les capacités de chasse du dogue argentin ne se limite pas à la seule prise, bien entendu.
Un chien, aussi fort soit-il, ne servirait à rien et ne vivrait pas longtemps si la seule capacité que l’on exige de lui se limite à la prise. en action de chasse, le chien a besoin de la meute, il doit travailler avec elle et pour elle.
Autre pays, autre culture, autres moeurs. Il n’en reste pas moins, que le poids et les défenses de l’animal que TIA de la Cocha doit affronter lui rend honneur et démontre sans ambiguité son courage.
Le picadero est interdit en France.
Soulignons que quelques lampistes, des sans-grade, s’y sont essayé. Dans des espaces restreints, sur un sanglier de faible poids (parfois préalablement fatigué par des courants), ils ont lachés plusieurs chiens en même temps. Ils étaient fiers du comportement de leur chien en de pareilles ciconstances.
Ce qui a été parfois observé en France, ne sert en rien le travail du dogo. Au contraire, c’est de la duperie, le chien est trompé. Le jour où le chien se retrouvera au naturel face à un sanglier belliqueux, il aura de sérieuses déconvenues car ce ne sera pas aussi facile.
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