Une population est standardisée autour d’une moyenne. Le maximum d’individus s’approche de la moyenne, puis le restant s ‘en éloigne progressivement. C’est un indice de dispersion.
Cet indice représente 95 % de la population (ou 90 ou 85 % suivant le degré d’exigence).
Prenons l’exemple du dogo, le standard signale de 62 cm à 68 cm et une moyenne de 65 cm. Dans ce cas a = 65, x = 62 et z = 68 cm.

Répartition des individus d'une population

Répartition des individus d'une population

Pour une population plus fortement sélectionnée, la standardisation est plus élevée. Le nombre d’individus proche de la moyenne est plus élevé (b’>b). L’indice de dispersion est plus faible, de telle manière que la distance x’z’ est donc plus faible que la distance xz. Il y a moins de « variabilité » autour de la moyenne. On arrive donc à faire tenir 95 % de la population dans une fourchette plus restreinte.
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Inversement, si l’on prend une race jeune ou bien une population dont la pression de sélection est plus faible, l’indice de dispersion autour de la moyenne est plus élevée et le nombre d’individus proches de la moyenne par conséquent plus faible.
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Mariage

Dans la plupart des races, les mâles sont différents des femelles. Le graphe ci-dessous montre la répartition que l’on peut observer entre les deux sexes :
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Au sein d’une même race, on retrouve toutefois chez les descendants la même répartition, centrée autour d’une moyenne, fruit des deux parents (A est la moyenne issue de a et a +10 %)
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Prenons l’exemple d’une race ancienne et bien standardisée, comme le berger allemand.
Les mâles doivent toiser de 60 à 65 cm (la dispersion est donc de 5 cm maximum, autour de la moyenne de 62.5 cm, soit 8 %), et les femelles de 55 à 60 cm.
La moyenne arithmétique est donc de 60 cm, les mâles se regroupant dans l’intervalle 60-65 cm et les femelles 55-60 cm.
Si l’on croise un mâle et une femelle BA respectant le standard et issus de lignée sélectionnées depuis assez longtemps, on pourrait avoir dans la portée (chiffre donné purement à titre d’illustration) :
un mâle de 61 cm et un autre de 64 cm,
une femelle de 56 cm et une autre 59 cm.
La moyenne arithmétique nous donne = (61 + 64 + 56 + 59)/4 = 60 cm pour l’ensemble de la portée,
moyenne des descendants mâles : 62,5 cm
moyenne des descendants femelles: 57,5 cm
La moyenne des descendants se rapproche de la moyenne des parents, de même pour les dispersions.
En revanche, si l’on croise deux parents issus chacun de sélection assez différentes (comme croiser un mâle bull-terrier et une femelle Irish Wolfhound), on s’expose à une énorme dispersion de la portée
Car plus les races sont distantes, plus l’effet de leurs dispersions respectives s’amplifient.
C’est pourtant ce qu’a fait Antonio Nores Martinez dans la création du dogo.

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